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LES AGRITECH EN AFRIQUE: Des solutions technologiques au service d’une agriculture productive et durale

Aujourd’hui, l’agriculture fait en effet partie des secteurs sur lesquels l’enjeu de la digitalisation est particulièrement important. Pour la rentabilité économique, le confort des agriculteurs et l’environnement, mais aussi pour la capacité à maîtriser l’énorme défi des données. L’agritech s’impose comme une aubaine pour les startups et surtout pour les agriculteurs de l’Afrique qui y voient une nouvelle façon de multiplier leurs revenus en même temps leurs productions.

Les Agritech dans la logique du développement de l’agriculture africaine

L’Agritech est l’utilisation de la technologie dans l’agriculture, l’horticulture et l’aquaculture dans le but d’améliorer le rendement, l’efficacité et la rentabilité. Agritech peut être des produits, des services ou des applications issus de l’agriculture. Capteurs sensoriels pour analyser les sols, drones et algorithmes utilisés comme outils d’aide à la décision, stations météo connectées, engins agricoles autonomes, plateformes de vente en ligne de produits agricoles, culture hors-sol et sans soleil… Ce sont là quelques innovations technologiques dans l’agriculture qui constituent  les Agritech.  Depuis quelques années ces technologies de l’information et de la communication font leur entrée en Afrique et même mise en place surplace par des start-up du continent.  Les agritech africaines proposent une offre bouillonnante de solutions couvrant tous les maillons de la chaîne de valeur agricole. D’après Bernard Coudin, consultant en Agritech, ces technologies se divisent en quatre pôles majoritaires : le bio contrôle, le Big-data agricole, la robotique, la génétique et la biologie végétale. Ces quatre éléments sont souvent très liés et de nombreuses technologies agricoles découlent de ces pôles. Par exemple, les fermes urbaines (fermes verticales, cultures en containers) sont un mélange de technologies biologiques (apport de nutriments via des solutions aqueuses, maîtrise de l’atmosphère pour éviter les contaminations) et de robotiques (lampes spécifiques, robots pour le contrôle de l’atmosphère, de la température). De même, les drones agricoles sont des prouesses robotiques pouvant permettre le bio contrôle (application de traitements seulement là où les cultures en ont besoin, grâce à ses récepteurs) et l’enrichissement des bases de données agricoles en récoltant des informations sur l’état des cultures. L’agriculture africaine fait progressivement de la technologie une alliée de taille. Les entreprises agritech qui mettent les progrès du numérique au service d’une agriculture durable et rentable, sont en plein essor sur le continent. Ils sont beaucoup plus présents en Afrique de l’Est avec le Kenya en tête de pont. Les résultats encourageants des Agritech ont su séduire le Nigéria et le Ghana, qui ont véritablement rejoint le mouvement. Avec le Kénya, ces deux pays de l’Afrique de l’Ouest forment le trio des pionniers des Agritech sur le continent. De plus en plus, des start-up locales rivalisent d’ardeur pour fournir aux agriculteurs africains des solutions innovantes et technologies. Les idées sont nombreuses, bonnes et adéquates, cependant, les innovateurs sont freinés par un cadre législatif chétif et ils souffrent d’un manque de financement. Des réalités qui empêchent leur développement. 

Les freins à l’application des Agritech en Afrique

Les problèmes que connaissent les Agritech sont taclés par des initiatives publiques-privés qui poussent l’innovation technologique en Afrique. Mais plus de fonds doivent être débloqués pour permettre la création de plus d’incubateurs et autres supports, nécessaires à l’accompagnement et au développement des entreprises, qui veulent se spécialiser, entre autre, dans l’agritech. C’est pourquoi les Etats Africains doivent faire de l’agriculture leur priorité et échafauder des législations, élaborer des lois qui favorisent les financements et incitent à l’innovation.  En outre, les innovations et nouvelles technologies ne permettent pas de combler le manque cruel d’infrastructures. Le déficit de routes rend difficile l’acheminement des produits. La défaillance des réseaux de communications limite l’accès aux TIC et ce particulièrement en milieu rural. Par ailleurs, les Etats devraient investir dans l’éducation pour élargir la communauté d’ingénieurs et développeurs africains qui seront les plus à même de saisir la particularité des enjeux locaux. Le potentiel agricole africain est énorme mais le manque de moyen est conséquent. Le continent connaît une forte croissance démographique et les risques de malnutrition risquent d’accroître et d’être accélérés par le dérèglement climatique. Le numérique peut apporter une solution sur le long terme à condition que les initiatives émanent du continent, pour répondre au mieux aux contextes qui lui sont spécifiques. 

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